de l’art et des artistes

Je parle rarement des activités culturelles sur Bayonne et la région. Pourtant y’a des trucs qui me plaisent mais allez savoir pourquoi,  je ne suis jamais là. Or cette fois-ci il se passe quelque chose que j’aime et je suis actuellement physiquement présente dans le 6.4!

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C’est le Parcours d’Artistes qui se passera en même temps que la Nuit Européenne des Musées. Pas mal non? Avec mention spéciale pour Artoteka qui fait un boulot monstre pour promouvoir l’art moderne et le rendre accessible à tous et qui mériterait plus de support, d’aide morale et financière et d’encouragement. Et oui, je dis ça parce que j’aime beaucoup ceux qui portent cette association, voici la page Facebook ici pour les aimer.

Samedi soir sera l’occasion de voir une création originale entre le groupe de musique électronique Basque Electronic Diaspora, l’Institut Culturel Basque et le musée Basque. Comme le dit le prospectus:
Sur une bande-son contemporaine originale et interprétée en direct par David Hank (guitares et harmonica) et Isa Suarez (claviers, basse, sons electro-acoustiques), Basque Electronic Diaspora propose un voyage dans le temps en terres basques, au gré d’évocations de la vie quotidienne. Les images projetées sont tirées de films anciens : un film muet de 1929 réalisé par Felipe Manterola (Filmoteca Vasca) et un documentaire ethnographique de Pio Caro Baroja Navarra, los cuatros estaciones, tourné en 1970-71 (INAAC/Filmoteca de Navarra-Gobierno de Navarra).

Edit Samedi 23h35 : Pluie torentielle toute cette journée et nuit mais c’est pas grave, on s’est bien amusé. Merci à tous ceux qui ont partagé une tasse de thé et un verre de vin…

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au hasard sur internet…

et en voulant en savoir plus sur les bergers sans terre, je suis tombée sur le site kisskissbankbank. Et surtout sur ce projet

Synopsis: Depuis son enfance à Vic-fesensac (32) Eric rêve de grands espaces et d’aventures. Nourri par les romans de Vanier et Conrad, il choisira la voie de la transhumance. Sorti de l’école des bergers, Eric est appelé comme berger sur le territoire de l’ours dans les Haute-Pyrénées. Suite à cette première expérience, il n’aura de cesse de rendre son projet de berger sans terre viable, avec comme premier objectif d’acheter son troupeau de brebis. Des montagnes du Luchonnais aux estives catalanes en été, au Gers pour les parcours d’hiver, le documentaire suit les étapes de cette "création d’entreprise", et saisit les confidences d’un homme libre, mais seul face aux contraintes de la société et du monde agricole moderne. Sans aucune prétention, je souhaite partager cette vie rude et précaire, mais authentique dans les montagnes pyrénéennes.

deprada christophe

deprada christophe

J’ai eu envie de participer parce que c’est le genre de film documentaire que j’aime voir. Des histoires d’homme libre. Je ne connais absolument pas le gars qui cherche le financement ni le berger mais je me disais que ce serait bien qu’il trouve le financement nécessaire. Plus que 49 jours pour réussir. 5 euros par ci, 5 euros par là, ce serait bien non?

 

let the children lose it

La mode m’importe peu, je me fiche de suivre la tendance, de savoir que le fluo est "in", le marron "out" et je ne porte pas de bijoux. Je ne m’exprime pas à travers ce que je porte. Mais j’apprécie ceux qui le font, ceux qui ne suivent pas la mode mais expriment quelque chose.

Quelqu’un m’a parlé de Jules Prown - Mind in Matter: An introduction to material culture theory and method. Il explique combien le vêtement est porteur d’information si on prend le temps de le déstructurer. Il y a trois étapes: la description, la déduction and la spéculation.  La spéculation conduit à des questions plus larges, la réflexion sur la nature matérielle du vêtement lui-même et son statut dans l’histoire et la culture. Si le vêtement est vieux, on peut ainsi se demander pourquoi il a survécu.

J’aime l’histoire des vêtements, leur signification à travers les âges. J’aime les vêtements qui racontent quelque chose. Où et comment ils ont été créés, qui les a portés, et dans quelle société. S’interroger sur la valeur d’un vêtement en termes esthétique, social, économique, culturel et historique et arriver à de nouvelles connaissances et idées. C’est tellement mieux que de lire le ELLE et copier le style de la dernière "IT girl".

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une histoire de fantômes et de musées

Les expositions passées sont avec nous. Elles ont toutes disparu mais elles restent dans nos mémoires non pas parce qu’elles étaient belles ou laides mais parce qu’on y était. On était dans ces pièces avec elles.  Ainsi je me souviens où les choses étaient accrochées ou posées et leurs apparitions font parfois un retour dans ma mémoire, sans y être invitées. Ce sont des fantômes bienvenus.

love is the path

J’ai passé beaucoup de temps dans les musées anglais. J’ai une affection particulière pour le Tate Modern qui fut le témoin de nombreux rendez-vous, de thés pris au level 3 surplombant le Thames face à St Paul’s, en position assise dans les Sunflower Seeds de WeiWei

ai-wei-wei-sunflower-seeds

ou allongée dans le hall de la turbine pour vivre le Weather Experience de Olafur Eliasson.

sun

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penser et faire – uste eta egin

Voilà, voilà, voilà. La formation commencée en octobre est terminée. Mission accomplie. Bilan globalement positif. Beaucoup de prises de tête (pas de changement: j’étais déjà championne). Des préjugés qui tombent. Des souhaits qui n’en sont plus. Des projets qui se modifient. D’autres envies qui naissent. Des doutes qui demeurent. De la confiance qui va et vient.

De nouvelles amitiés, beaucoup de rires, pas mal d’émotion, et la rencontre avec un pays basque différent, celui que je ne connaissais pas bien, parce que n’étant pas d’ici mais qui me plaît. La rencontre avec des basques officiels, des moins officiels, des politiques, des révoltés et des zutistes. Un gros coup de coeur pour Euskal Herriko Laborantza Ganbara (dont je ne connaissais que la vitrine Lurrama) et pour la compagnie LagunArte.

Et de jolies rencontres…

Donc … formation terminée. Je quitte le cocon de la réflexion et de la découverte pour passer à l’action. On m’a demandé ce que j’allais faire maintenant. Beaucoup de choses. Commencer à apprendre une nouvelle langue, écrire très sérieusement, faire ma geekette et aller voir ailleurs si j’y suis.

Faire, ce verbe qui pour moi signifie prendre des risques. Le risque de se planter, de faire des âneries, d’être ridicule, irréaliste et incomprise. Mais faire, tout comme vivre, écrire et aimer.

ce que j’ai appris de 2012

mettre des étagères haut placées n’était pas une si bonne idée quand on est petite comme moi

dans les moments de doute, le dire et écouter les idées des autres

toujours mettre deux sachets de thé dans la théière et verser le lait en premier dans la tasse

toutes les bonnes choses ne viennent pas dans la jeunesse

le Pays Basque n’est pas si mal pour poser enfin ses bagages

utiliser les enfants comme thérapie; rien n’est mieux qu’un enfant pour être dans le moment, pour vivre l’instant présent et oublier le reste

remercier sa bonne étoile pour les amitiés nouvelles et les rencontres formidables faites cette année, en ligne et dans la vraie vie

être soi-même, tout le temps

quand quelqu’un vous dit que vous avez de la chance, acquiescer poliment sans dire qu’il y a eu aussi beaucoup de souffrance, de chagrin et du travail

la vie est injuste, accepter, changer ce qui peut l’être et continuer malgré tout

personne ne peut lire dans les pensées: parler, écouter, parler et encore écouter est la clé

ce que je sais est muable, ridicule et superficiel

il y a rarement un point final

Bachgen and E

Joli cadeau surprise dans ma boîte aux lettres hier. Et lu presque immédiatement, The Richard Burton Diaries.

Un bon acteur, un alcoolique coléreux et un amoureux difficile et insupportable mais le journal qu’il a tenu toute sa vie et qui vient d’être publié montre aussi un homme attachant et amoureux. Lui et Liz Taylor s’aimaient, parfois mal, mais si l’amour était simple, il n’y aurait pas de littérature et certainement pas de Mr Darcy. (pour D. qu’elle voit au moins CETTE scène)

Je partage quelques extraits qui m’ont plu. Il écrivait en sachant que Liz Taylor allait le lire et lui offrait aussi ses pages pour qu’elle lui réponde par écrit.  (c’est en anglais mais c’est très facile à lire).

1966

APRIL

Tuesday 12th: E [his shorthand for Elizabeth] to go into hospital tomorrow for an operation. Came to lunch with me and felt sick and faint. Poor little thing. I shouted and bawled at her for being ‘unfit’ for lack of discipline, for taking too much booze. I think I was talking about myself — out of fear for her. God get tomorrow over rapidly.

In Elizabeth’s handwriting: Bachgen [Welsh for ‘boy'], I love you.

Wednesday 13th: What a day. I went to work at 7.30 [both were starring in Franco Zefferelli's The Taming Of The Shrew] and was made up and learned lines. All the time I waited for the phone to ring. I thought a lot about our lives and shades of mortality grew round me like a mist. Then the blower blew and joy of joys it was herself on the other end and the operation was over and she was in pain but alive and will live to be shouted at another day.

Thursday 21st: E much better today. I may have to work tomorrow. I look forward to it.

In Taylor’s hand-writing: You ill-tempered bastard! So do I — at least you’ll be out of my hair!

Thursday, 28th: We dined at home quietly and made lovely love.

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un peu d’art

Artoteka

A partir du 10 décembre à la médiathèque de Bayonne et à l’annexe Hauts de Ste Croix, une partie des collections d’Artoteka sera exposée.

Activités atelier avec Magali Darsouze samedi 15 décembre le matin et l’après midi.

Avec un coup de coeur pour Magali Darsouze,  ainsi que pour les photos de David Helman. Sa série Merry Christmas  est originale et quelques unes des photos seront exposées à l’annexe.

Vernissage le 14 décembre, venez nombreux, avant, pendant ou après le vernissage. D’abord parce que c’est bien, aussi parce que c’est original et enfin parce qu’Artoteka est une association formidable qui mérite à être connue et reconnue.

En quelques mots, Artoteka est une association artothèque qui met en location des oeuvres originales d’artistes, de la région ou d’ailleurs, à des particuliers, des entreprises et des collectivités. C’est rendre l’Art accessible et disponible dans votre salon, votre chambre et autre pièces de votre bureau, studio, T2, ferme ou chateau!