Des millions d’êtres humains rêvent d’immortalité et s’il pleut le dimanche après-midi, ils ne savent pas quoi faire. Suzan Ertz
Je me souviens des dimanches après-midi de pluie à Londres. Certains passés sur le sofa, sous un plaid à regarder des films ou écouter de la musique. D’autres passés à danser sur la musique de mes copains dans un bar de Brick Lane, à apprécier les bellinis et à m’amuser. Certains passés sur l’Ile de Wight ou à Swanage, à nous promener au bord de la plage sous la bruime et le vent, à profiter de l’air du large avant de reprendre le bateau et le train/bus/voiture qui nous ramèneraient à Londres. D’autres passés au fond d’un canapé en cuir, près de la cheminée, à digérer le sunday roast et la pinte de bitter. Enfin, il y a eu les dimanches passés à rêver, à lire d’un oeil distrait, l’âme vagabonde et le coeur ailleurs. Ces dimanches pluvieux sont mes jolis souvenirs. Les autres dimanches pluvieux vont rester croupis, cachés, fermés à triple tour.
Mes dimanche après-midi ont bien changé. Je continue de rêver, parfois lire d’un oeil distrait, l’âme vagabonde et le coeur ailleurs.
Et puis j’attends. J’attends que les dimanches pluvieux lavent mon chagrin.
